L’oléiculture

Avec l’olivier, la Tunisie se prévaut d’une très vieille expérience. Il y est connu, entretenu et fort bien exploité depuis la plus haute Antiquité. L’Italie et l’Espagne ont profité du savoir et du savoir-faire carthaginois. Il est certain, par ailleurs, que les Phéniciens et les Puniques le trouvèrent  en Tunisie,  où il était déjà fort apprécié.

Au Ve siècle avant J.C. Hérodote, releva la présence de l’olivier dans les îles Kerkennah, non loin de Sfax.

Fidèle à ces traditions le GROUPE CHO, est très impliqué dans l’activité agricole. Il est l’un des plus importants du secteur en Tunisie. Avec un programme ambitieux de développement des ses plantations d’oliviers, le Groupe, affirme sa maitrise de la filière et de la chaine de valeur.

La gestion de la filière Agricole est assurée par CHO AGRICOLE dont l'objectif est d’obtenir les meilleures huiles d'olive par la culture de ses propres champs d’oliviers, ainsi que la gestion des moulins à huile. Un projet unique à l'échelle national en raison de sa dimension.

Dans le but de contrôler tout le processus de production, avec les plus hauts niveaux de qualité et garantissant la traçabilité complète de sa propre production, le GROUPE CHO transforme 100% de sa récolte dans ses unités d’extraction modernes.

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L’oléiculture en Tunisie

Considérée comme étant le pilier principal de l’agriculture tunisienne,  l’oléiculture ne cesse de jouer un rôle de premier plan dans la vie des populations rurales en fournissant 30 à 40 millions de journées de travail par année surtout par la cueillette manuelle des olives.

Avec un effectif de 70 millions d’arbres peuplant 1,7 millions d’hectares répartis du Nord au Sud, la culture de l’olivier occupe le tiers des terres labourables et plus de 80 % des surfaces réservées à l’arboriculture fruitière. Elle représente également 20% de la superficie de plantations d’oliveraies le monde.

Cette place de prédilection occupée par l’oliveraie national est assurée par un ensemble de pratiques culturales ralliant à la fois, un savoir faire traditionnel prospère et une modernité basée sur une exploitation rationnelle du milieu naturel en vue de sa durabilité.

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Le travail du sol

Dans les vergers oléicoles, le travail du sol est fait régulièrement à l’aide d’outils tractés dont certains sont inspirés des outils traditionnels.

Suite au manque manifeste des précipitations surtout dans les régions du Centre et du Sud, les petits ouvrages de collecte de l’eau sont très développés.

Ils permettent à la fois la préservation des sols fragiles des méfaits de l’érosion et un apport appréciable d’eau.

Dans ce même contexte, la  fertilisation des sols se limite le plus souvent à l’utilisation des déchets organiques de la ferme (fumures et composts naturels) et aux engrais verts.

La récolte des olives

Dans la majorité des champs d’oliveraies en Tunisie (97% de la superficie plantée en oliveraies) et à l’exception des champs conduit en mode intensif ou hyper intensif (3% de la superficie plantée en oliveraies), la récolte des olives se fait manuellement grâce aux peignes.

La saison de cueillette s’étends en général entre Novembre et Février coïncidant avec les meilleurs moments de maturation. Les fruits sont reçus sur des filets en plastique tressés de grandes dimensions. Cette pratique préserve les olives chutées qui restent propres et non souillées par les particules de sable ou d’autres contaminants pouvant se trouver sur le sol.

Le GROUPE CHO conduit l’exploitation de ses champs vers le mode pluvial, mode intensif et mode hyper intensif

FOCUS

Oliviers plantés

3000

Hectares en 2018